Biographie
Camille Schmitt a suivi plusieurs années de formation en France (Claire Illouz), ainsi qu’à Taiwan (Cen Delin) et en Chine continentale (Xu Jianhua, au musée du musée du Palais de Beijing).
Cette formation a été complétée par des stages dans les musées de Shanghai, de Nanjing et le musée du Palais de Taibei, ce qui a permis d’établir des échanges internationaux en Chine, mais aussi en Europe (I.N.P, Paris Sorbonne 1, British Museum) et aux Etats Unis (Freer Gallery).
La restauration des œuvres d’art picturales et calligraphiques d’Extrême Orient nécessite une connaissance approfondie de la culture et un respect des techniques et des matériaux d’origine. Camille Schmitt a un master de langues et civilisations chinoises à Langues’O (INALCO) et un doctorat (Sorbonne) en histoire de l’art sur la conservation dans les textes du 17e siècle en Chine, qui a été publié en 2011. Maîtrisant la langue chinoise (mandarin et chinois classique), elle continue à publier et intervenir sur les divers sujets d’étude : conservation traditionnelle, reconstitution des techniques et matériaux anciens…
Camille Schmitt a enseigné à l’Université Heidelberg et au département de restauration des Beaux Arts Visuels de Shanghai, et donne depuis 10 ans un cours au département d’arts graphiques de l’Institut national du Patrimoine (INP, Paris).
L’atelier Camille Schmitt a été créé en 2002 pour répondre à la nécessité de restaurer des peintures et des calligraphies extrême-orientales (Chine, Corée, Japon et Viêt Nam) présentées dans des formats spécifiques (rouleau, feuille d’album, paravents, etc.), et réalisés dans des matériaux (soie, papier d’écorces de mûrier et xuan) et des techniques différents de ceux employés en Occident (estampages, estampes, éventails, broderies, tapisseries -kesi-).
De fréquents séjours en Extrême Orient lui permettent de s’informer des recherches actuelles menées sur les matériaux, d’identification (base de donnée du Musée du Palais de Beijing) et des reconstitutions de matériaux précieux (papiers faits main, brocarts et soieries tissés selon les techniques anciennes) et de s’approvisionner en matériaux neufs et anciens.
Camille Schmitt a suivi une formation (2005-2006) auprès de l’Institut national du Patrimoine sur l’utilisation des techniques et matériaux de conservation occidentaux disponibles pour valoriser le patrimoine d’Extrême-Orient.
Ci-contre, un extrait du DVD "La renaissance de deux peintures chinoises restaurées par Camille Schmitt", pour une exposition au musée Cernuschi en 2009. Réalisation : Olivier Bourbeillon/ Image : Nicolas Leborgne, Alan Guichaoua/ Montage : Julien Cadilhac
